• Date Of Birth: December 29, 1941
  • Date Of Death: June 5, 2021
  • State: New Jersey

Le 29 décembre 1941 fut un jour béni pour le fervent serviteur de Dieu Perez Leriche et son épouse Marie-Rose Christiane Jérémie, qui virent naitre leur troisième enfant. Ils le nommèrent Samson, sans doute parce qu’ils voulurent faire de lui le plus fort. Il fut donc le troisième d’une joyeuse fratrie de sept, composée de Job, Carnes, Édeline, Pauline, Pénel et Giselaine.

Petit Samson, voulant être à la hauteur de son nom, fut un élève compétitif qui désirait ardemment être un premier de classe, n’hésitant pas à manifester son mécontentement s’il obtenait une deuxième ou troisième place.  Loin de se contenter de vouloir être le plus bon,  il se mit en tête devenir le plus fort au combat. Après tout, ses parent ne l’on t-il pas nommé Samson? Ainsi, ce petit polisson provoquait toujours des occasions de se mesurer à ses camarades, les narguant jusqu’à susciter des affrontements amicaux, uniquement dans le but de prouver qu’il était le plus fort. Bien qu’il fût le perdant de la majorité de ses affrontements, il ne lâcha jamais prise, cherchant à nouveau à se chamailler pour créer de nouvelles opportunités de démontrer qu’il portait bien le nom de Samson.  Il se bâtit ainsi une réputation d’enfant plutôt  bagarreur, alors qu’en fait il ne cherchait qu’à prouver sa valeur.  

C’est à l’aube des années 60 qu’il quitta sa Jacmel natale pour se rendre à la capitale afin de  gagner sa subsistance. Il y retrouva sa sœur Edeline qui s’y était déjà établi, et les deux seront rejoints par le reste de la fratrie dans les années qui suivent. De 1960 au début des années 80, Samson Leriche fut salarié au sein d’une entreprise, devint membre de la Deuxième Église Baptiste de Port-au-Prince dirigée par le Pasteur Cénophat Point-du-Jour, congrégation au sein de laquelle il épousa en première noces sa compagne de l’époque.

Il quitta son pays Haiti en 1982. Cependant, contrairement au reste de sa fratrie qui finira par élire domicile au Canada, Samson tenta sa chance au pays de l’Oncle Sam.  Esprit aventureux, il n’hésitait pas à bouger ses pénates d’un lieu à un autre, quitte a repartir à zéro, de Newark à Philadelphie, en passant par Atlanta. Que cela tourne en bien ou en mal, il suivait son instinct. Dès ses premières années aux États-Unis, il fréquenta régulièrement l’église Ébenezer de l’Alliance Chrétienne et Missionnaire, dirigée par le Rev. Ossiny Jean, ou il devint  un membre Actif. Plusieurs années plus tard, il devint membre de l’Église de Dieu Nazaréenne du Bon Berger, dirigée par le Rev. Dumerzier Charles, au sein de laquelle il s’impliquera avec un grand dévouement.  Il persévéra dans le ministère des hommes missionnaires. Il utilisa même le métier que Dieu lui avait donné au service des différents ministères de son église, que ce soit celui des hommes, des femmes, ou des jeunes.  Il fut connu au sein de cette congrégation comme un serviteur d’une fiabilité à toute épreuve.  Si  Frère Samson disait oui, on savait qu’on pouvait compter sur lui, et il se trouve qu’il disait presque toujours oui.  Frère Samson manquera  grandement à ses frères et sœurs de son église locale.

Auprès de sa famille, Ton Samson fut aussi connu pour sa grande hospitalité.

Homme déterminé, au point d’en devenir parfois têtu, personne ne pouvait lui retirer une idée de la tête lorsqu’il se décidait de la réaliser, aussi pertinente ou improductive soit-elle. Évidemment, comme nous tous  qui poursuivons notre chemin vers la perfection en Christ, mais qui n’y sommes toujours pas parvenus, Ton Samson avait ses faiblesses, dont ses phénoménales colères qui contrastaient fortement d’avec  sa paisible personnalité, et qui le poussaient parfois à prendre de très discutables décisions. Il reste que, sans la grâce de notre Dieu et le sang versé de son précieux fils Jésus-Christ, ni lui ni nous ne pourrions être présentables devant le Roi des Roi. Enfin, comme le dit si bien dit son frère ainé, Samson termina sa vie passablement mouvementée en faisant sa dernière soustraction, 5-1, laissant la joyeuse fratrie avec non plus 5 mais 4 frères et sœurs, qui pleurent aujourd’hui leur Samson bien-aimé.

Finalement, était-il Samson le plus fort comme il l’a tant voulu étant petit garçon? Une chose est sure, il est devenu l’un des hommes les plus serviables et  généreux que ses proches  et amis aient connu, en plus d’un véritable homme de confiance pour ses frères et sœurs en Christ. Il fut tout cela, malgré le peu dont il disposait. Dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, il s’agit de trois des plus grandes forces que l’on puisse avoir en tant qu’humain et serviteur de Dieu.  Alors oui, Samson Leriche, tu as été à ta manière le plus fort.  Tu as eu une grande valeur à nos yeux, et saches que tu l’auras toujours. 

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